Stéphane Sokol est directeur artistique digital et auteur.
Il évolue depuis plus de vingt ans à la croisée du graphisme, de la narration et de l’écriture, construisant des univers où l’image et le texte dialoguent plutôt qu’ils ne s’illustrent.
Formé très tôt par les grandes mythologies littéraires — de H. P. Lovecraft à Michael Moorcock, en passant par J. R. R. Tolkien — il développe dès l’adolescence un goût marqué pour les mondes complexes, les cosmogonies instables et les récits fragmentés. À l’âge adulte, son écriture se nourrit d’influences plus existentielles et poétiques, notamment Jim Morrison, Georg Trakl et Emil Cioran, qui ancrent son travail dans une tension permanente entre lyrisme et lucidité.
Son imaginaire visuel est fortement marqué par les auteurs de bande dessinée et de graphic novels tels que Dave McKean, Enki Bilal ou Philippe Druillet, ainsi que par une peinture de l’inconscient et de la déformation — Francis Bacon, Zdzisław Beksiński, H. R. Giger. Ces influences nourrissent une esthétique où la sobriété graphique dissimule souvent une forte charge émotionnelle et symbolique.
Parallèlement à son activité de directeur artistique — menée en agences et en freelance — Stéphane Sokol développe une œuvre littéraire singulière, entre poésie, prose fragmentaire et dispositifs narratifs hybrides. Son écriture, influencée par la chanson française (de Pigalle et Mano Solo à Bertrand Belin ou encore Dominique A), privilégie le rythme, la faille et l’ellipse, plutôt que le récit linéaire.
Aujourd’hui, son travail s’inscrit dans une démarche d’auteur visuel, où chaque projet — graphique ou littéraire — participe d’un même territoire : celui d’une exploration sensible de la mémoire, du trouble et de l’identité, à la frontière du design, de la poésie et de l’imaginaire contemporain.

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