Un journal mental traversé par les hallucinations, les drogues, les dialogues perdus.
L’écriture comme électroencéphalogramme.
Brut. Instable. Terriblement vivant.
Apophtegmes sous bêta-bloquants met en scène Aghône, un narrateur hanté par ses obsessions, ses failles et son amour impossible pour Alice. Entre messages instantanés, confessions brisées et dérives hallucinées, la nouvelle explore la frontière fragile entre lucidité et folie, désir et autodestruction.
L’écriture se déploie en fragments : bribes de conversations, journaux de crise, souvenirs éclatés, visions intimes. On y perçoit le rythme d’une conscience sous tension, ralentie par les médicaments, mais traversée d’élans désespérés. À travers ce mélange de réel cru et de poésie noire, l’auteur plonge dans les zones d’ombre de l’obsession amoureuse et de la dépendance.
Jour 4
Est-ce que mon chemin se termine ici ?
Est-ce que je meurt ce soir ?
Comme une âme usée de trop de sentiments discordants.
Comme ce vieillard fatigué qui plonge une dernière fois dans le grand sommeil.
Comme seul moyen de faire taire ces douleurs hurlantes que rien n’apaise.
Nous apprenons juste à vivre avec.
À les endurer avec plus ou moins d’acuité au gré des jours, des heures, des minutes.
Des secondes assassines.
Alors…
Est-ce que je meurs ce soir ?
Est-ce que mon chemin se termine ici ?
Hurler.
Hurler jusqu’à la mort. Hurler de désir.
Hurler jusqu’au dernier sourire.
Je m’en vais te ranger au cimetière des arcs-en-ciel.
L’écriture se déploie en fragments : bribes de conversations, journaux de crise, souvenirs éclatés, visions intimes. On y perçoit le rythme d’une conscience sous tension, ralentie par les médicaments, mais traversée d’élans désespérés. À travers ce mélange de réel cru et de poésie noire, l’auteur plonge dans les zones d’ombre de l’obsession amoureuse et de la dépendance.
Alice, figure insaisissable et magnétique, incarne à la fois l’espoir et la perte. Sa présence/absence agit comme une drogue supplémentaire, catalysant les excès et les effondrements du narrateur.
Apophtegmes sous bêta-bloquants n’est pas un récit linéaire : c’est une immersion dans un esprit fissuré, un voyage dans les marges du langage et de l’intime. Une nouvelle âpre, dérangeante, mais d’une intensité brute qui ne laisse pas indemne.

APOPHTEGMES SOUS BÊTA-BLOQUANTS
Disponible aux Éditions Stellamaris.
Format 21×21 cm, 76 pages N&B
Octobre 2019
17€ papier / 9€ PDF
